Les élus locaux sont contre le PPRL tel qu'il est actuellement arrêté. (© DeltaFM)

Ce plan de Prévention des Risques Littoraux, géré par l’Etat, vise à sécuriser les fronts de mer de l’hexagone face aux risques liés au changement climatique. Ce PPRL a récemment été arrêté par les services de l’Etat et pourrait avoir des conséquences importantes, notamment pour les habitants du quartier de Rosendaël. Les élus de la majorité municipale ont montré leur franche opposition à ce projet lors du conseil municipal de lundi. Explications : 

1 pour 100 000, c’est le risque de voir un enchaînement : rupture de la digue des Alliés, accompagné d’une vague submersive sur le canal exutoire et la fermeture simultanée des 4 Ecluses, bref, un risque quasi-inexistant, qui justifie malgré tout, pour l’Etat, la mise en place de mesures drastiques notamment dans le quartier de Rosendaël. Si ce PPRL entre en vigueur tel qu’il est actuellement présenté, les propriétaires rosendaëliens seraient dans l’obligation d’effectuer des travaux très coûteux sur leurs biens, pour se mettre en conformité avec la loi. 

Obligation de réaliser les travaux sous peine de ne plus pouvoir s’assurer… 

Mais comment obliger les habitants ? Impossible ? Par vraiment, car sans ces travaux, les compagnies d’assurance pourraient alors refuser d’assurer les biens non-conformes. Les élus locaux craignent pour le portefeuille de leurs administrés mais aussi pour l’évolution du quartier : quid des aménagements au CHD, de la création ou des travaux dans les bâtiments publics comme les écoles par exemple ?  D’après les élus de la majorité, le quartier de Rosendaël serait alors figé pour les années à venir. Un dialogue était engagé, des contre-propositions ont été faites, mais l’Etat n’a pas donné suite. Il était question notamment de rappeler les aménagements réalisés sur les digues, la réouverture du canal de Mardyck mais aussi d’adapter les travaux à venir en fonction du risque et de la valeur des biens concernés.

Des dispositifs de l’Etat pourraient permettre d’alléger la facture des travaux, mais le reste à charge resterait assez élevé… affaire à suivre. 

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