Désormais, la balle est dans le camp du Royaume-Uni

Alors que le bras de fer entre Paris et Londres se poursuit, les pêcheurs boulonnais retiennent leur souffle… et leur colère.

Les négociations entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni se poursuivent, dix mois après la mise en place du Brexit. L’objectif de ces discussions ? Obtenir les licences de pêche qui permettraient aux marins de travailler dans les eaux anglaises. Les prochaines heures s’annoncent décisives.

Sur le port de Boulogne, les pêcheurs ont suffisamment attendu. Souvenez vous: le 1er janvier, deux ministres étaient en visite à Capécure et avaient promis que les licences arriveraient “dans les 2 à 3 jours”. Dix mois plus tard, certains professionnels attendent toujours. Le secrétaire d’Etat aux affaires européennes Clément Beaune, qui était justement l’un de ceux qui avaient fait cette promesse aux pêcheurs, recevra son homologue britannique chargé du Brexit, David Frost, ce jeudi. L’occasion de rappeler aux britanniques qu’ils doivent respecter les engagements de l’accord Brexit.

Ce week-end, déjà, Emmanuel Macron et Boris Johnson se sont engagés pour une “désescalade”. La France, qui avait menacé les britanniques de sanction dès ce mardi, ont fait un premier pas en reportant ces mesures de rétorsion à jeudi. Si Londres ne débloque pas rapidement les licences manquantes, il y a fort à parier que les pêcheurs boulonnais passeront à l’action.

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