Depuis la mi mars, les températures sont au dessus de la normale (+2,8 °C en avril), autre phénomène, il a très peu plu. Une météo qui a certaines conséquences sur les sols de la région, les ressources en eau de ses territoires sont fragilisées, avec un indice d’humidité des sols superficiels bien en dessous de la normale.

Nous sommes en situation de quasi-sécheresse agricole.

Les mois de juin et juillet sont annoncés comme probablement secs et chauds. Les débits des cours d’eau ont baissé fortement en avril et en mai même s’ils restent encore au-dessus du seuil de vigilance (mais ils passent tous en seuil vigilance ou alerte en aval dans le Nord). La situation climatique actuelle se traduit par une augmentation des prélèvements pour l’alimentation humaine et pour l’irrigation, notamment dans les eaux superficielles (delta de l’Aa, la Lys, la Scarpe). Avec la reprise économique, les prélèvements industriels vont retrouver leur niveau normal. Il faut donc craindre des baisses fortes et rapides du débit des cours d’eau et l’apparition d’assecs avec des conséquences sur les milieux aquatiques. Les préfets du Nord et du Pas-de-Calais ont donc décidé de placer les deux départements en vigilance sécheresse 

Contrairement à l’alerte sécheresse il n’y a pas de restrictions mais des recommandations. Le préfet demande aux citoyens, aux collectivités et aux professionnels de réduire la consommation d’eau non indispensables. 

Chaque geste compte. Voici quelques chiffres pour illustrer l’impact des gestes
d’économie :

• 10 % d’économie pour un ménage, c’est 15 m3 en moins sur une année.
Pour les 1 700 000 ménages du Nord – Pas-de-Calais, cela représente
25 millions de m3, soit 10 000 piscines olympiques ou de quoi irriguer 25 000 ha, soit la moitié de la surface de pommes de terre du Nord-Pas-de-
Calais),

• Une chasse d’eau qui fuit peut représenter jusqu’à 25 litres par heure, soit 220
m3 d’eau par an. Au prix moyen de 4,6 euros/m3 dans le Nord Pas-de-Calais
cela représente 1 012 euros. Une chasse d’eau économique, qu’il s’agisse d’un
mécanisme à double chasse préréglée ou d’un mécanisme d’interruption, peut
permettre de sauvegarder jusqu’à 65 % d’eau.

 

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