© Esquisse de soi (Facebook)

Le sentiment d’injustice grandit chez les commerçants de proximité. Nombreux sont ceux qui ont dû baisser le rideau avec le second confinement. Les commerçants de centre-ville dénoncent le boulevard laissé aux grandes enseignes et les atteintes à la liberté de concurrence. Notez que de nombreux élus locaux se sont positionnés en faveur de leurs commerçants, indiquant voulant prendre des arrêtés autorisant leur ouverture. La Préfecture a indiqué que ces arrêtés n’auraient aucune valeur légale. Hier soir, le Premier Ministre Jean Castex a pris la parole pour annoncer la fermeture des rayons “non-essentiels” des grande surfaces. Pas sûr que cela calme la colère… 

La grogne monte et les actions fleurissent, souvent soutenues pas les élus locaux
La polémique a enflé tout le week-end : pourquoi est-il plus dangereux de fréquenter les petits commerces de centre-ville, que d’aller s’agglutiner dans les grandes surfaces ? Une question bien délicate à laquelle de nombreux élus locaux ont trouvé la réponse : Frédéric Cuvillier à Boulogne, François Decoster à Saint-Omer, Bertrand Ringot à Gravelines ou encore David Bailleul à Coudekerque-Branche, et Valentin Belleval à Hazebrouck : tous ces maires ont pris la parole pour dénoncer une situation injuste, certains d’entre-eux ont même envisagé de prendre des arrêtés pour autoriser l’ouverture des commerces de centre-ville… La Préfecture a réagi, indiquant que ces arrêtés n’auraient aucune valeur juridique. Le torchon brûle entre l’Etat et les maires.

Du côté des commerçants, des actions sont également menées
Les commerçants ont décidé de ne pas se laisser faire. Ils estiment avoir tout mis en œuvre pour respecter les protocoles sanitaires. A Boulogne sur Mer, une cinquantaine d’entre-eux ont réalisé un shooting photo, “puisque l’Etat nous met à poil”. Dans l’Audomarois et le Dunkerquois, des affiches, des slogans ont fleuri sur les vitrines des commerces fermés. Sur les réseaux sociaux, des appels à manifester étaient également nombreux. Des commerçants de proximité qui innovent aussi, à Saint-Omer, Dunkerque ou encore Boulogne, beaucoup sont passés au drive, ou ont digitalisé leurs offres. Une manière pour certains de tenter de survivre, à quelques semaines de Noël.

L’U2P, l’union des commerces de proximité, et de nombreuses chambres de commerce, ont affiché leur soutien tout au long du week-end.

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