Les élus régionaux veulent un meilleur service pour les usagers (Franck Dhersin, au centre)

La région Hauts de France ouvre les lignes TER à la concurrence. C’est elle qui a la compétence de ces lignes qui sont, selon elle, mal gérées par la SNCF. 20% de ces lignes seront donc ouvertes à des sociétés privées ou d’autres opérateurs qui en reprendront la gestion, le matériel et le personnel, aux mêmes conditions statutaires et salariales que la SNCF. Le processus d’ouverture à la concurrence sera long puisque les premiers trains ne circuleront pas avant fin 2022, début 2023.

A l’horizon 2023, la SNCF ne sera plus la seule gestionnaire des lignes régionales et notamment les lignes Boulogne/Paris, Dunkerque/Hazebrouck/Lille mais aussi les lignes au départ de Saint-Omer. Pour les élus régionaux, la qualité du service rendu par la SNCF n’est pas au rendez-vous. Franck Dhersin, vice-président en charge des transports :

L’objectif n’est pas de tuer la SNCF, mais, selon Franck Dhersin, “de lui piquer les fesses” afin d’obtenir une meilleure qualité de service. Pour la Région, il n’y a aucun souci à se faire pour l’emploi. Laurent Vercruysse, directeur général des services :

Cette décision fait réagir le maire de Boulogne, ancien ministre des transports. Frédéric Cuvillier estime que critiquer la SNCF “est un sport national facile et politiquement rentable” mais appelle à la “prudence et à la responsabilité”. Selon lui, le système ferroviaire français reste un fleuron national et il faut le préserver.

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