La crise sanitaire a eu un effet sur notre gestion des déchets ménagers

27 novembre 2020 à 8h30 par Rédaction

DELTA FM

Pendant le premier confinement, on a vu les habitants ranger leur logement, trier et vouloir déposer leurs encombrants dans les déchetteries. Une tendance qui s’accentue. C’est ce qui ressort de plusieurs études.

En 2019, le tri des emballages a progressé moins vite en Hauts de France mais est resté supérieur à la moyenne nationale. Avant la crise, chaque Nordiste a trié 78,8kg d’emballage ménagers et papier, contre 70kg au niveau national.

Et la crise du covid a un peu changé la donne : 34% des habitants des Hauts de France ont modifié leurs pratiques en matière de tri des déchets depuis le printemps. Résultat extrait d’une étude menée par le groupe Suez après le premier confinement. Cela veut dire mieux trier, mais aussi faire plus attention aux emballages lorsqu’on achète des produits, ou encore consommer local avec des ventes directement chez les producteurs. La prise de conscience de l’importance de réduire nos déchets a donc été plus forte ces derniers mois.

Ce sont les moins de 45 ans, les familles nombreuses et les catégories socio-professionnelles inférieures qui, toujours selon cette étude, ont le plus modifié leurs comportements. Un autre chiffre encourageant : 71% des habitants de la région trouvent facile de réduire leurs déchets. En revanche, il y a encore du travail pour accompagner cette démarche puisqu’un habitant sur 2 n’est pas sûr de bien connaître les consignes de tri, et 38% estiment que cela prend trop de temps.

Autre élément mis en avant par les consommateurs nordistes : l’importance des emballages. 85% des personnes interrogées voudraient que les industriels limitent les emballages de leurs produits. Des consommateurs nordistes qui, peu à peu, se tournent vers le vrac et les circuits courts pour réduire l’impact des emballages. Mais la régularité de ces achats est encore à développer. De même, l’achat de produits de "seconde main" est de plus en plus plébiscité.

Enfin, autre moyen de réduire son impact environnementale : boire l’eau du robinet. Seuls 39% des habitants le font régulièrement, et pourtant l’eau dans la région fait partie des eaux de très bonne qualité en France. L’eau du robinet qui est d’ailleurs de bonnes qualité sur le territoire.