C’est ce qui ressort d’une étude nationale menée par différents organismes, dont l’agence Atmo. De juin 2018 à juin 2019, 90 substances, des herbicides, des fongicides et des insecticides, ont été recherchées un peu partout dans l’air en France. 4 sites des Hauts de France avaient été retenus dont 2 dans le Nord : à West-Cappel en Flandre et à Lille. Que doit-on retenir de cette étude ?

Les substances autorisées sont inférieures dans la région par rapport aux moyennes nationales, et pour celles qui sont interdites, soit elles n’ont pas été détectées par chez nous, soit elles sont là aussi inférieures aux résultats nationaux.

Les relevés font également état de pesticides liés à un usage phytosanitaire, très majoritairement des herbicides, et on les retrouve de façon plus significatives au printemps et à l’automne. Une spécificité à notre région : le chlorpropham et le fluazinam sont plus souvent détectés chez nous. Il s’agit d’herbicide et de fongicide utilisés pour les cultures de pommes de terre.

Sans surprise, sur les 4 sites de mesures de la qualité de l’air dans la région, ceux situés en ruralité enregistrent des concentrations de pesticides plus élevées. D’ailleurs, le site de West-Cappel se démarque des autres sites au printemps, avec un cumul lié à l’utilisation d’herbicides plus importante par rapport aux autres sites.

On notera aussi que le lindane, interdit d’utilisation depuis 1998, est détecté dans 100% des échantillons prélevés sur les 4 sites… mais cela s’explique par une lente dégradation et donc sa persistance dans l’environnement.

Enfin, depuis cette étude, notons que certains produits utilisés en agriculture ne sont plus sur le marché.

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