Un Calaisien a été condamné ce mardi à trois ans de prison pour l’agression sexuelle de sa fille. Pendant 2 ans, entre 2016 et 2018, l’homme a imposé des jeux sexuels à sa fille, alors âgée de 13 – 14 ans.

C’est avec beaucoup de courage et de dignité que l’adolescente s’est avancée à la barre pour raconter son calvaire. Elle avait 13 ans quand les abus de son père ont commencé. « Il me faisait du chantage, explique-t-elle. Quand je demandais un jeu vidéo ou autre, il me disait oui devant ma mère, mais il me disait « à charge de revanche » et je savais ce que ça voulait dire ».

Décrit comme impulsif et amenant un climat de terreur au sein du foyer, le père obligeait sa fille à jouer à des parties de strip-poker. « Il me demandait de me mettre en tailleur. J’avais une couverture sur mes jambes au cas où ma mère arrivait. Il me demandait d’enlever d’abord le bas, car le haut c’est plus difficile à cacher. Une fois, il s’est masturbé devant moi » se souvient la victime. Et puis aussi, une fois, il y a eu des caresses sur ses seins, ses fesses, son sexe. « C’était pour faire son éducation sexuelle » explique le prévenu à la barre du tribunal, accusant sa fille de le « provoquer » en portant « des leggings moulants ».

L’expert psychiatre qui l’a examiné indique que l’homme présente « un profil inquiétant », et n’a « aucune empathie ». Il en donne encore la preuve ce mardi matin en répondant sèchement à l’avocate de la partie civile: « Ma fille a toujours eu des idées suicidaires. J’aurais dû la laisser faire. Au moins, je ne serais pas en prison« . L’homme poursuit ensuite ses propos chocs: « Mettez moi 20 ans, 30 ans, 50 ans. Rétablissez la peine de mort et exécutez moi. De toute façon, je suis un rebut de la société ». Finalement, le tribunal le condamne à trois années de prison avec maintien en détention. Le tribunal prononce une injonction de soins et une interdiction de contact avec la victime, à qui il doit verser 5000€ de dommages et intérêts.

L’ex femme de l’accusé était également poursuivie pour non dénonciation de crime. Elle a été relaxée par le tribunal de Boulogne.


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