Le Général Piquemal avec son avocat (© F. Biard - Delta FM)

Le général Piquemal sera fixé sur son sort le 26 mai. L’ancien commandant de la légion étrangère comparaissait hier après-midi devant le tribunal correctionnel de Boulogne. La justice lui reproche d’avoir pris part à la manifestation du 6 février dernier à Calais. Manifestation du mouvement islamophobe Pegida contre la présence des migrants. Rassemblement qui avait été interdit par la préfecture. Droit dans ses bottes, le général, 76 ans, nie toute appartenance au groupuscule extremiste, mais justifie sa présence comme une caution morale. Le général Piquemal est président d’un cercle patriote. Le rassemblement a été très tendu et a fait l’objet d’interpellations, dont celle du militaire que le procureur considère être un des organisateurs. Après 2h30 d’audience, le militaire a reconnu avoir été débordé par les événements et les circonstances, ne voulant participer “qu’à un débat d’idées”. Le procureur a requis une amende de 500 euros.
On retiendra pour l’anecdote que pour illustrer l’ambiance de la manif, le président du tribunal a autorisé le visionnage d’un reportage du “Petit journal” de Yann Barthez.

L’ancien commandant de la légion étrangère comparaissait hier au tribunal de Boulogne pour avoir participé à une manifestation interdite en février à Calais. Manifestation contre la présence des migrants et à l’initiative du groupuscule islamophobe Pegida. Le Général Piquemal avait été interpellé. La justice lui reprochant d’être un des organisateurs et d’avoir continué de manifester malgré la sommation des forces de l’ordre. Compte rendu d’audience :

Si l’audience du général aura duré 2h30, celle des 3 autres prévenus, accusés d’avoir continué eux aussi à manifester, aura duré, elle, ¼ d’heure et pour des réquisitions quasi identiques : 400 à 500 euros d’amende. Le délibéré sera rendu le 26 mai.

X
X