Eurotunnel revient sur sa décision de vendre le Nord-Pas de Calais, tout simplement parce qu’il n’a pas le droit de le faire. Il peut le louer tout au moins. Mais c’est une solution peu envisageable. Cette semaine, la Cour Suprême britannique a annoncé refuser au navire fret d’accoster à Douvres. Décision surprenante. Le ministre des transports, Alain Vidalies, va organiser une table ronde en début d’année et d’ici là, il devrait recevoir de son homologue anglais une courrier cassant cette interdiction. Mais les tensions de chaque côté de la Manche nécessitent d’y voir plus clair d’autant que 130 anciens marins de MyFerryLink avaient la promesse d’être embauchés sur le Nord-Pas de Calais.

Eurotunnel, avec ce bateau, le dernier encore sous pavillon français et de la compagnie MyFerryLink, pensait développer le trafic fret. Mais rien n’est perdu, en tout cas c’est ce qu’espèrent les 130 personnes qui devaient être embauchées, tous des anciens de MyFerryLink. Pour Eric Vercoutre, leur porte-parole, le gouvernement a pris le dossier en main et le dialogue avec les Anglais n’est pas rompu :

Le Nord-Pas de Calais est un vieux navire, un des derniers construit à Dunkerque par la Normed. Et c’est même la région qui l’a payé à l’époque. Et que celle-ci s’engage demain en devenant l’armateur du bateau après tout, c’est une solution envisageable :

La réunion avec le ministère des transports est prévue entre 10 et 15 janvier prochain. D’ici là, il n’y aura aucun mouvement de protestation des anciens salariés de MyFerryLink, pas de blocage du port de Calais.

X
X