Les policiers et CRS ne sont pas équipés de gaz poivre, mais des excès de violence envers les migrants sont “plausibles”. C’est ce que révèle un rapport de la police des polices. L’IGPN a dû examiner des plaintes de plusieurs migrants et de l’ONG Human Rights Watch. Dans son rapport, rendu hier, l’inspection indique que rien ne permet de prouver que les blessures de certains migrants sont dû à la violence des policiers, mais admet que certains abus des forces de l’ordre sont “plausibles”.

En juillet dernier, Human Rights Watch avait vivement critiqué l’action des forces de l’ordre à Calais et Grande-Synthe. L’ONG pointait du doigt l’utilisation de gaz poivre pour réveiller les migrants dans leur sommeil. La police des polices a été saisie pour examiner ces accusations. Et trois mois plus tard, les conclusions sont connues :

Si les réfugiés sont moins nombreux depuis le démantèlement de la Jungle, la pression migratoire reste importante : le mois dernier, près de 2 600 personnes ont été découvertes dans les poids lourds sur le Port de Calais et Eurotunnel, et plus de 7 800 tentatives d’intrusion ont été déjouées.

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