Faut-il s’attendre à des bouchons sur l’autoroute A16 à cause du Brexit ? C’est possible… Alors que le Royaume-Uni doit quitter l’Union Européenne le 1er janvier à minuit, les autorités françaises se préparent aux conséquences sur les routes. Avec le rétablissement de la frontière, les contrôles seront plus nombreux. Et des files de camions pourraient se créer sur l’autoroute A16, aux abords des ports et du tunnel.

Ces dernières semaines, on constate des bouchons sur l’A16 à hauteur du Calaisis, avant même le retour de la frontière. Paul François Schira, sous-préfet en charge du Brexit, l’affirme : « on ne peut pas promettre qu’il n’y ait aucun engorgement. Ce serait faire une fausse promesse« .
Ceci dit, les autorités mettent tout en oeuvre pour qu’il y ait le moins d’impact possible sur les routes. Pour éviter les bouchons, 2.000 places de parking ont été construites sur les ports de Calais, Dunkerque, et au tunnel sous la Manche. Il y a aussi 1.500 places de parking privé en bordure d’autoroute, qui peuvent être utilisées pour faire patienter les chauffeurs routiers.
Mais il faut aussi imaginer le scénario catastrophe : la météo et la présence de migrants sont des facteurs qui peuvent ralentir le trafic et créer un trop plein de camions à la frontière. Si les parkings sont pleins, plusieurs stratégies sont prévues.
D’abord maîtriser l’afflux de camions venant de Belgique, ce qui représente 3/4 du trafic transmanche, en les redirigeant vers les ports via l’A26 et l’A25. Des zones de stockage des camions sur les autoroutes du Nord et du Pas-de-Calais ont été identifiées. L’objectif est de créer des mini-bouchons sur les différents axes de la région, plutôt qu’en créer un énorme sur le Calaisis.
Selon les autorités, un tel scénario est possible. Mais certainement pas le 1er janvier, jour du Brexit. Car en début d’année, le trafic est relativement calme. Ce qui permettra aux équipes des ports et du tunnel de s’acclimater avec les contrôles liés au Brexit. Et de se préparer à la montée progressive du trafic.

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