Face à la situation épidémique qui accentue la pression sur les lits de réanimation et d’hospitalisation conventionnelle, l’ARS Hauts-de-France a demandé aux hôpitaux de la région déploiement de 114 lits de soins critiques et de 260 lits d’hospitalisation conventionnelle. Objectif: anticiper tout risque de saturation des services et assurer la meilleure prise en charge des patients Covid et non Covid

Selon Santé Publique France, la situation épidémique continue de se dégrader rapidement en Hauts-de-France. Le taux d’incidence régional s’établit actuellement à 399 cas pour 100 000 habitants sur la période du 27 novembre au 3 décembre, doit une augmentation de +39% par rapport à la semaine précédente. « Le département du Nord enregistre par exemple sur la période un taux d’incidence très élevé, de l’ordre de 506 cas pour 100 000 habitants, un niveau d’incidence observé à l’automne 2020 lors de la 2ème vague épidémique » précise l’ARS.

Conséquence: les hôpitaux connaissent un nouveau rebond d’activité. Au 6 décembre, le taux d’occupation en filière de soins critiques était de 95%, avec 509 personnes admises dont 168 prises en charge pour un Covid, un chiffre en augmentation. A la même date, 517 patients étaient accueillis en hospitalisation conventionnelle pour Covid-19, soit une hausse de 21% en l’espace 4 jours.

C’est dans ce contexte que l’Agence Régionale de Santé a demandé aux hôpitaux de la région de déprogrammer des interventions, afin de réaffecter le personnel formé à la réanimation dans les services de soins critiques. « Ces déprogrammations sont décidées par les équipes médicales des établissements de santé publics et privés qui, à la demande de l’ARS, se sont organisées à l’échelle des territoires de façon à coordonner l’adaptation des prises en charge et l’augmentation des capacités d’accueil en réanimation« . Au total, 114 lits supplémentaires ouvriront en soins critiques, et 260 en médecine conventionnelle. 


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