Un gilet jaune condamné à du sursis par le tribunal de Boulogne pour rébellion et outrage envers des policiers. Les faits se sont déroulés samedi matin. Les manifestants étaient réunis près du stade de l’épopée, à Calais, lorsque la situation a dérapé. Un des gilets jaunes a été interpellé. Il a été présenté en comparution immédiate au tribunal de Boulogne ce mercredi. Compte-rendu de l’audience.

Ils étaient une centaine de gilets jaunes ce samedi, à Calais, réunis dès 9h du matin pour décider des actions à mener dans la journée. C’est à ce moment là que le commissaire de Calais décide d’interpeller un homme, qui profère des insultes. Plusieurs gilets jaunes veulent alors empêcher l’interpellation. Parmi eux, il y a Michel, 60 ans. Il est à son tour arrêté par les forces de l’ordre. Il se débat, crache, se rebelle pour éviter d’être menotté. Il est finalement traîné de force dans le fourgon de police, où il crache à nouveau. Ça, c’est en tout cas la version des policiers. A la barre du tribunal ce mercredi, Michel affirme qu’il n’a pas voulu se montrer violent. Il explique qu’il souffre de problèmes de santé, qu’il a fait 3 crises cardiaques, qu’il a un pacemaker depuis le mois de mai. Et que s’il se débattait, c’est parce qu’il manquait d’air. Et que s’il a craché, c’est parce qu’il avait du sang dans la bouche, après avoir reçu des coups de pied dans le visage de la part des policiers. L’avocate des policiers, justement, demande au tribunal de ne pas inverser les rôles. Les victimes, ce sont les forces de l’ordre. Elle demande que l’homme, marié et père de 4 enfants, soit condamné. Ce qu’a fait le tribunal de Boulogne, condamnant Michel à 3 mois ce prison avec sursis.

Le manifestant devra également verser 750 euros au total, aux 3 policiers qui s’étaient constitué partie civile.

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