Le démantèlement du camp du Virval survenu à Calais fin septembre était-il une “opération de mise à l’abri des migrants” ou “une chasse à l’homme” ? Onze exilés et 8 associations d’aide aux migrants ont assigné le préfet du Pas-de-Calais devant la justice, estimant que les libertés individuelles des réfugiés n’ont pas été respectées lors de l’évacuation. L’avocat du préfet, lui, a dit que le démantèlement faisait suite à une infraction, puisque la présence de tentes avait été constatée en flagrance la veille. Le délibéré est attendu le 6 janvier. Le tribunal de Boulogne dira alors s’il est compétent pour juger cette affaire. Si ce n’est pas le cas, le dossier pourrait être renvoyé au tribunal administratif.

L’audience a eu lieu hier matin au tribunal de Boulogne. L’avocat de la préfecture a assuré qu’il s’agissait d’une opération légale de mise à l’abri des migrants. Les avocats des associations, eux, estiment qu’il s’agissait d’une chasse à l’homme, et d’une évacuation menée sous la contrainte. Ecoutez Eve Thieffry, l’avocate des exilés et des associations :

L’avocat de la préfecture a soulevé l’incompétence du tribunal de Boulogne pour juger cette affaire et a demandé la saisine du tribunal administratif.

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