Des camions qui arrivent au ralenti, et qui ne repartent pas. Une semaine après la mise en oeuvre du Brexit, les premiers effets se font ressentir sur la Côte d’Opale. En visite à Calais et Boulogne hier, les sénateurs de la commission Brexit ont pu constater que certains chauffeurs qui arrivaient via le tunnel sous la Manche n’avaient pas rempli les formalités douanières. Un moindre mal à cette période où le trafic est ralenti à cause du confinement en Angleterre, mais qui pourrait se révéler problématique lors du retour à la normale. Les sénateurs ont ensuite rencontré des professionnels du port de Boulogne, qui leur ont indiqué que les exportations vers la Grande-Bretagne n’était toujours pas possibles, malgré l’accord trouvé entre Londres et Bruxelles.

De passage à Eurotunnel, les sénateurs ont pu constater que le trafic était faible à cause du confinement en Angleterre… mais que malgré tout, certains chauffeurs routiers ont été ralentis à Calais, car ils n’avaient pas rempli les formalités douanières. Ecoutez Jean-François Rapin, président de la commission Brexit au Sénat :

A Boulogne aussi, le Brexit commence à montrer ses effets. Les pêcheurs n’ont toujours pas d’autorisation pour poser leurs filets dans les eaux anglaises. Et les entreprises ne peuvent pas exporter leurs produits en Grande-Bretagne :

Le maire de Boulogne Frédéric Cuvillier a profité de la venue des sénateurs pour leur demander de faire pression sur le gouvernement pour la mise en place de mesures d’accompagnement.

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