Aux Assises de Saint-Omer, un père est accusé par sa fille de l’avoir violé à plusieurs reprises, notamment quand elle avait 13 ans. Les faits se sont déroulés à Saint-Omer de 2013 à 2015. Et hier après-midi, c’est la victime qui a pris la parole pour raconter.

La première fois, elle avait 11 ans. Alors qu’elle était chez son père ce week-end-là, son frère est parti faire les courses. Elle est restée seule avec lui. Il lui aurait alors bandé les yeux, mis à genoux et il lui aurait fait faire une fellation. Et puis à 13 ans, ça va plus loin. Après une soirée au cinéma seule avec son père, ils rentrent. Elle lui fait un câlin innocemment. Mais du côté de son père, ça dérape et quand elle va se coucher, il la rejoint et la viole. Ça durera ensuite six mois où, à chacune de ses visites, elle subit des actes. Jusqu’à ce qu’elle se confie à des amies qui le signaleront au collège.
A la barre, elle raconte avec courage et maturité ce qu’il s’est passé. Mais elle raconte aussi sa culpabilité : “j’ai l’impression que je n’ai pas été assez là pour lui dit-elle”. Et au sujet de son père, elle indique vouloir le revoir s’il change, et s’il ne l’approche pas trop près.
En l’écoutant, le père ne retient pas ses larmes. Il s’excuse. Il reconnait les 8 à 10 viols quand elle avait 13 ans, se sent fier d’elle et de son courage d’avoir parlé. Mais en même temps, il nie le reste : les fellations quand elle était plus jeune. Et pour les viols, il répète à plusieurs reprises “qu’elle ne réagissait pas. Que si elle avait eu une réaction, il aurait arrêté. Qu’il ne l’avait jamais forcé”. Le procès doit durer jusque ce soir.

Ce matin, c’est l’accusé et un psychiatre qui vont prendre la parole. Juste avant d’enchaîner sur les plaidoiries.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

X
X