C’est la dernière journée du procès pour le meurtre du petit Yanis aujourd’hui. Pour rappel, l’enfant de 5 ans est décédé en 2017 après avoir été puni pour un pipi au lit. Au programme de la cour d’Assises aujourd’hui : les plaidoiries et les réquisitions de l’avocat général pour qui “l’homicide volontaire” est caractérisé.

C’est un élément clé des débats du procès : le beau-père du petit garçon avait-il oui ou non l’intention de lui donner la mort cette tragique nuit ? Depuis le début de la semaine, il s’en défend, minimisant les coups portés et relatant cette expédition avec Yanis comme une sortie nocturne. Une position balayée par l’avocat général.

Pour lui, un adulte de 30 ans ne pouvait ignorer que les décisions prises par rapport à ce petit garçon de 5 ans allait nécessairement entraîner sa mort. Il a été “immergé” dans l’eau du canal, alors qu’il fait 5 degrés. Il a été soumis à “un effort disproportionné” : parcourir 9 kilomètres à pied, dont une partie en courant, sur ce chemin de halage difficile à pratiquer, encore plus dans l’obscurité. D’autres éléments l’ont également convaincu : l’absence d’explication de l’accusé qui, tout au long de l’instruction, a fait évoluer ses versions selon les expertises. Il y a aussi les propos que ce dernier aurait tenu à la mère de Yanis à la mort du petit : “Plus rien ne nous séparera” ainsi que des albums photos de Yanis retrouvés déchirés dans la poubelle, après son passage dans l’appartement de la mère. Et enfin, les expertises psychiatriques pourraient expliquer ce geste.

Quant à la mère de l’enfant, poursuivie pour non abstention d’empêcher un crime, l’avocat général demande à ce qu’elle soit déclarée coupable pour la nuit du drame.

Il requiert 28 années de réclusion criminelle pour lui, dont un suivi socio-judiciaire de 5 ans. Et 5 ans d’emprisonnement pour elle, dont 30 mois avec sursis.

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