La décision du tribunal de Lille a laissé perplexe les 500 salariés de TIM à Quaëdypre. Les potentiels repreneurs doivent déposer un dossier avant la mi-mai avec pour conditions : investir au minimum 7 millions dans l’usine et garder un maximum de salariés. Mais les syndicats sont inquiets des manœuvres du propriétaire actuel : le groupe Fritzmeier. Ce dernier pourrait proposer une offre de reprise via une filiale, avec de lourds investissements et la suppression de la moitié du personnel. Autre préoccupation : le sort des salariés déjà licenciés en octobre, qui pourrait voir disparaitre les accords signés avec l’actuelle direction, au sujet des reclassements. Faute de paiement, leurs formations pourraient être stoppées net. Les salariés étaient en grève générale ce jeudi et espèrent obtenir le soutien des politiques et de la population. Pour l’instant, ils se sentent bien seuls.

Pour les syndicats, les dés sont pipés, et le groupe Fritzmeier, actuel propriétaire de l’usine, prépare déjà un plan de reprise grâce à une filiale. Le chiffre qui circule est affolant : une réduction de 50% des effectifs serait envisagée. Les salariés se sentent abandonnés. Olivier Lamote délégué CFDT :

Autre soucis que pose cette éventuelle reprise : le cas des salariés déjà licenciés en octobre. Ils sont plus d’une centaine. Certaines primes n’ont pas été versées et des engagements n’ont toujours pas été tenus par la direction. L’arrivée d’un repreneur pourrait tout changer pour Alexandra, la compagne d’un salarié licencié :

Les salariés de TIM ont manifesté hier devant le site. La grève générale a été suivie et se poursuit aujourd’hui.

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