L’Etat et la mairie de Grande-Synthe ont décidé de tout mettre en œuvre pour réduire le nombre de migrants, passant la population du camp de 1500 à 700 migrants. Une action pour faire face à la recrudescence des violences et à l’urgence humanitaire à l’intérieur du camp de la Linière. En visite à Grande-Synthe, la ministre du logement Emmanuelle Cosse a annoncé que les départs de migrants vers les CAO seraient accélérés et la lutte contre les passeurs, intensifiée. Le camp sera également d’avantage sécurisé avec l’installation de portiques détecteurs de métaux.

Insalubrité, conditions d’accueil qui se dégradent et incidents à répétition, la situation n’est plus tenable dans le camp depuis la fermeture de la Jungle de Calais. L’Etat a donc pris la décision, conjointement avec la mairie de Grande-Synthe, de ramener le nombre d’occupants à 700, contre 1 500 actuellement. Comment ? La réponse de la ministre du logement et de l’habitat durable, en visite à Grande-Synthe, Emmanuelle Cosse :

Très ému, le maire de Grande-Synthe, Damien Carême, a fermement condamné les derniers incidents sur le camp. Malgré tout, il a réaffirmé l’utilité et l’urgence humanitaire qui amène sa commune à endosser cette responsabilité. Abaisser le nombre d’occupants est une nécessité pour limiter les violences, mais c’est aussi une question humanitaire :

L’Etat va injecter 3 millions d’euros pour sécuriser le camp, avec l’installation d’un portique et de détecteurs de métaux. Cet argent va également permettre de prendre en compte l’aide alimentaire nécessaire aux réfugiés du camp.

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