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Audomarois / Calaisis : « je ne me vois pas finir dans ce secteur », les transporteurs s’inquiètent pour leur avenir

Le prix élevé des carburants est un nouveau coup dur pour la profession.

De nombreux transporteurs sont en difficulté.
De nombreux transporteurs sont en difficulté.
Crédit : Illustration Delta FM

Le secteur d’activité est souvent en première ligne lors des crises. Au début de la guerre en Ukraine, une hausse des coûts a été subie. Un transporteur de la région, qui souhaite rester anonyme par crainte de perdre des contrats, nous indique avoir perdu 13 000 euros en 2023, donc aucun bénéfice récolté.

Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient sont de nouveau un coup dur pour la profession.

1400 euros : c’est la somme supplémentaire dépensée chaque mois uniquement pour faire le plein. Les tarifs très élevés du gazole ont un impact sur son budget. Il attend une aide de 500 euros de la part de l’État.

Le problème du carburant n’est pas le seul.

Depuis quelques années, ce sont généralement les chargeurs qui déterminent les prix du transport, qui seraient tirés vers le bas. S’il refuse, et bien il n’a pas de travail.

Conséquence : chaque année, le transporteur de produits en vrac perd de l’argent, sauf en 2025 où il a obtenu du bénéfice grâce à la vente d’un camion.

Hausse des prix des camions. 

À l’époque où il travaillait avec son père, un poids lourd coûtait 73 000 euros. Il a dû consacrer une enveloppe de 143 000 euros pour son nouveau véhicule. Pour l’acquisition d’une remorque, c’est le même problème.

D’après lui, il ne sera pas possible de suivre le mouvement du passage aux camions électriques et il pense ne pas finir sa carrière dans ce domaine.

Publié : 18h01 par
Simon Soudain - Journaliste