Région

Gilets jaunes : de Calais à Dunkerque, une mobilisation contrastée sur le territoire

Les Gilets jaunes ont fait leur retour ce samedi 17 octobre dans plusieurs villes de la Flandre Côte d'Opale. Mais la mobilisation a pris des formes différentes selon les secteurs, parfois discrète au petit matin avant de grossir avec l’arrivée de lycéens et de syndicats. À Calais, la journée a même dégénéré dans l’après-midi, avec deux blessés. Retour sur cette journée de mobilisation.

gilets jaunes
Un retour des Gilets jaunes contrasté en Flandre Côte d'Opale (ici, à Calais).
Crédit : Delta FM

Ils étaient attendus sur les ronds-points et dans les centres-villes.

Ce samedi, les appels à la mobilisation ont été diversement suivis sur le territoire de la Flandre Côte d'Opale.

Si certains rassemblements sont restés modestes, d’autres ont pris de l’ampleur au fil des heures, notamment à Dunkerque et à Calais.

 

À Dunkerque, près de 500 personnes réunies place Jean-Bart

C’est dans le Dunkerquois que la mobilisation a notamment pris de l’ampleur en début d’après-midi.

Quelques manifestants s’étaient d’abord retrouvés au rond-point des Parapluies dans la matinée.

Mais c’est place Jean-Bart que le rassemblement a véritablement pris une autre dimension, avec près de 500 personnes réunies.

Des lycéens, des Gilets jaunes et des syndicats ont répondu présents.

Une mobilisation qui a donc dépassé le seul mouvement des Gilets jaunes, dans un contexte de contestation plus large.

 

À Calais, une journée qui dégénère dans l’après-midi

La matinée avait pourtant commencé dans le calme.

Dès 7h, près d’une trentaine de Gilets jaunes se sont retrouvés au rond-point de la zone Curie pour un blocage filtrant.

Discussions et café distribué : l’ambiance est bon enfant et aucun incident n’est signalé pendant plusieurs heures.

Mais dans l’après-midi, le rassemblement prend de l’ampleur.

Près de 300 personnes sont désormais présentes, notamment après l’arrivée de lycéens.

Le cortège se rassemble devant l’hôtel de ville, passe en direction du théâtre, puis rejoint le secteur du Chemin-Vert, à hauteur de Quick et Jardiland.

Face aux forces de l’ordre, la situation se tend.

Des gaz lacrymogènes sont utilisés et des coups sont échangés.

Vers 15 h 30, les sapeurs-pompiers interviennent pour prendre en charge deux blessés.

Une femme d’une quarantaine d’années souffre d’une grave blessure à la main.

Un homme d’environ 60 ans se plaint de douleurs à la jambe après avoir reçu un coup de matraque.

La situation va se détendre au fil de l'après-midi.

 

À Boulogne-sur-Mer, les lycéens renforcent la mobilisation

Au rond-point du Casino, à Boulogne-sur-Mer, seuls quelques manifestants sont présents tôt ce samedi matin.

Mais le rassemblement grossit en fin de matinée avec l’arrivée de lycéens venus apporter leur soutien au mouvement.

Comme ailleurs sur le territoire, la mobilisation évolue donc au fil de la journée, avec une participation qui ne se limite plus aux seuls Gilets jaunes.

Près d'une centaine de personnes ont été comptabilisées.

 

À Saint-Omer, quelques dizaines de personnes dans les rues

À Saint-Omer, le rassemblement s’est finalement formé dans l’après-midi.

Quelques dizaines de personnes ont ensuite arpenté les rues du centre-ville.

Une mobilisation plus modeste que celle observée à Dunkerque, mais qui témoigne malgré tout d’une volonté de faire entendre les revendications dans l’Audomarois.

 

À Hazebrouck et Bailleul, les appels restent sans écho

Le contraste est net dans les Flandres intérieures.

À Hazebrouck comme à Bailleul, les appels à la mobilisation n’ont pas trouvé d’écho.

Aucun rassemblement significatif n’a été signalé dans ces deux villes.

Des rassemblements étaient pourtant prévus sur les réseaux sociaux.

 

Une mobilisation à plusieurs visages

Au terme de cette journée, le retour des Gilets jaunes dessine une carte contrastée en Flandre Côte d'Opale.

Discrète au petit matin à Boulogne-sur-Mer et Dunkerque, la mobilisation a pris de l’ampleur avec l’arrivée de lycéens et de syndicats, notamment à Dunkerque, où plus de 500 personnes se sont réunies.

À Calais, en revanche, la journée a basculé dans les tensions et les affrontements.

À Saint-Omer, quelques dizaines de personnes ont défilé, tandis que les appels sont restés sans écho à Hazebrouck et Bailleul.

Publié : 18h25 par
Rémi Foulon - Rédacteur en Chef