Dunkerquois

Dunkerque : les salariés d’Entreprendre Ensemble demandent des comptes à leur direction

Après une première mobilisation en mars dernier, ils disent attendre toujours des réponses concrètes de leur direction sur leurs conditions de travail et sur l’avenir de l’association. Ils se rassembleront vendredi midi.

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Un rassemblement est organisé vendredi devant le siège, rue des Chantiers de France à Dunkerque.
Crédit : Delta FM (illustration)

Le rassemblement, organisé avec les représentants du personnel et les syndicats CGT et CFDT, aura lieu vendredi 25 septembre, de 12h30 à 13h30, devant le siège d’Entreprendre Ensemble, rue des Chantiers de France, à Dunkerque.

Selon les représentants des salariés, plusieurs sujets alimentent aujourd’hui les inquiétudes.

Ils évoquent notamment une baisse des subventions et un déficit de 500 000 euros annoncé par la direction.

Des montants plus importants circuleraient également parmi les salariés, mais ils précisent qu’ils n’ont pas été officiellement confirmés.

Les représentants du personnel font aussi état de trois réunions extraordinaires du CSE organisées depuis le début de l’année, notamment autour de situations de mal-être au travail et de difficultés dans les relations avec la direction générale.

 

Agressions, arrêts maladie, charges de travail...

À cela s’ajoutent, selon eux, plusieurs agressions de salariés, deux directeurs actuellement en arrêt maladie de longue durée et une charge de travail jugée importante par une partie des équipes.

Des enquêtes sur les conditions de travail et les risques psychosociaux ont par ailleurs été mises en place cette année, notamment à travers des questionnaires.

Les salariés réclament désormais davantage de transparence sur la situation financière et les orientations de l’association.

Ils demandent également l’ouverture des négociations annuelles obligatoires, qui n’ont pas été organisées en 2025 et dont aucune date ne serait encore fixée pour 2026.

Autre demande : pouvoir rencontrer le président de l’association, Jean-Pierre Triquet, élu à la fin du mois de juin.

Les représentants des salariés indiquent qu’il n’a, selon eux, pas encore été présenté aux équipes.

 

Les manifestants devront portant du rouge ou du orange

Ils réclament enfin un plan d’amélioration des conditions de travail, une meilleure reconnaissance de l’investissement des salariés et la tenue d’une assemblée générale.

Ils soulignent qu’aucune assemblée générale n’aurait été organisée depuis février 2024.

Cette mobilisation de vendredi ne constitue pas un mouvement de grève.

Les salariés sont invités à porter du rouge ou de l’orange pour l’occasion.

Et ils souhaitent que ce rassemblement ne reste pas sans lendemain : un suivi mensuel des revendications et des réponses apportées par la direction doit être mis en place à l’issue de la mobilisation.

Publié : 19h00 par
Rémi Foulon - Rédacteur en Chef