Calais : « Qu'on se souvienne de Gaylord pour ce qu'il était », l'hommage vibrant de la famille après le drame
Après le drame qui a enlevé la vie à Gaylord Chapon, sa famille veut se souvenir d'un homme beau, joyeux et respecté.
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/ZXlfPmROz9/image/Design_sans_titre__3_1782654929812-format16by9.png)
Quelques jours après le drame qui a coûté la vie à Gaylord, l'heure est au deuil, aux hommages, aux marques de sympathie à l'égard de ce jeune Calaisien.
Sur la table, les cartons de déménagement côtoient les photos de famille.
Les souvenirs ne manquent pas.
Les silences - et ils sont nombreux - sont parfois plus éloquents que les mots.
Quatre jours après la disparition de Gaylord Chapon, décédé à l'âge de 37 ans, sa mère Patricia, son père Philippe, sa sœur Marion, sa compagne Anne-Sophie et son fils Timéo ont souhaité parler.
Non pas pour revenir sur le drame, mais pour raconter l'homme qu'il était.
Beaucoup d'émotion quelques jours après le drame
"On ne veut pas que les gens se souviennent de lui pour la façon dont il est parti. On veut qu'ils se souviennent de Gaylord."
Gaylord était un enfant de Calais, parti depuis peu du côté d'Hucqueliers.
Un homme au caractère bien trempé, parfois têtu, parfois boudeur.
"Comme sa mère", glisse Patricia dans un sourire qui laisse vite place à l'émotion.
Mais derrière cette façade se cachait un homme profondément attachant, toujours prêt à plaisanter.
"Il rigolait tout le temps", raconte son père Philippe, avec qui il partageait aussi le travail.
Anne-Sophie acquiesce.
Gaylord adorait faire rire les autres, se déguiser lors des fêtes, et notamment pendant le carnaval de Dunkerque. Il aimait être entouré.
Le Calaisien avait aussi fait un court passage à La Nouvelle star où il avait chanté "L'Amour est violent"
Des passions qu'il dévorait
Le sport occupait une place essentielle dans la vie de ce supporter de l'OM. Le football, surtout.
Il a porté les couleurs de plusieurs clubs de la région, de Marck à Coulogne, en passant par Calais Pascal, Brêmes-les-Ardres ou Hucqueliers.
Lorsque les blessures l'ont contraint à ranger les crampons, il est resté fidèle à sa passion en devenant arbitre.
Une autre passion l'accompagnait depuis quelques années : les fléchettes.
Il les avait découvertes dans le café tenu par ses parents.
Gaylord était aussi un amoureux des voyages et de la nature.
Les randonnées lui permettaient de s'évader.
Il revenait souvent sur son plus beau souvenir : la Martinique.
Plus récemment, il avait découvert le Maroc, un voyage dont il parlait encore avec enthousiasme.
Parmi ses principales passions, son fils Timéo
Dans la nouvelle maison familiale, Anne-Sophie sourit en évoquant un autre trait de caractère : "Il avait appris à bricoler… mais surtout, il était très maniaque."
Une qualité qui faisait parfois sourire son entourage.
Au milieu de tous ces souvenirs, il y a Timéo. 13 ans. Son fils.
Les mots sont simples, mais bouleversants. "Il était génial, mon papa."
Les deux partageaient des moments ordinaires qui deviennent aujourd'hui des trésors : des parties de console, des matchs de foot, des balades.
Puis Timéo ajoute, avec un sourire qui rappelle celui de son père : "Il était un peu chiant aussi..."
Dans cette phrase d'enfant se cache toute la tendresse d'une relation entre un père et son fils.
Un sourire au milieu des larmes. Gaylord adorait les enfants.
Il jouait avec eux pendant des heures, même si, plaisante sa famille, il n'aimait vraiment pas perdre.
Pour Marion, sa sœur, la douleur est immense.
L'aîné de la fratrie n'était pas seulement un frère.
Il était un repère, une présence, celui vers qui l'on se tournait naturellement.
"C'était mon grand frère."
Elle peine encore à comprendre comment il a pu se sentir aussi seul alors que les hommages reçus depuis sa disparition témoignent de tout l'amour que lui portaient ses proches, ses amis et ceux qui l'ont côtoyé.
Gaylord ne souffre plus aujourd'hui
Sa mère, Patricia, garde de lui l'image "d'un beau garçon, gentil", tout en restant prisonnière d'une immense incompréhension.
Anne-Sophie, elle, confie avec pudeur : "Il nous a abandonnés." Puis elle reprend son souffle avant d'ajouter : "Mais aujourd'hui, il ne souffre plus."
Car derrière les sourires, les blagues et les moments de partage, Gaylord traversait des épreuves intérieures que beaucoup ignoraient.
Il évoquait souvent son arrière-grand-mère, disparue quelques années plus tôt, dont le souvenir restait très présent dans son cœur.
Ces derniers temps, raconte sa famille, il ressentait le besoin d'être plus proche des siens.
Il ne voulait plus être éloigné de sa famille.
Quelques jours avant sa disparition, il avait prévu de retrouver ses amis.
Ces rendez-vous n'auront jamais lieu.
Aujourd'hui, ses proches refusent que ses derniers instants résument toute une vie.
Ils préfèrent se souvenir d'un père profondément aimant, d'un fils qui avait besoin de ses parents, d'un grand frère présent, d'un compagnon attentionné, d'un ami fidèle.
D'un homme qui riait fort, qui aimait le football, les fléchettes, les randonnées, les moments simples, et donc les voyages.
Jusqu’à ce drame de mercredi dernier. Un dernier voyage, dramatique cette fois, mais peut-être un voyage qu’il attendait dans un coin de sa tête. Un voyage qui l’apaisera à tout jamais.
L'hommage poignant de Patricia, sa maman, à écouter ce lundi matin dans les journaux de l'édition Côte d'Opale
/t:r(unknown)/filters:format(webp)/users/SNJvBmSy6e.png)
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/delta-fm/images/logo_c82pCsT2hi.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/ZXlfPmROz9/image/snsm1782655544815-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/ZXlfPmROz9/image/Design_sans_titre__2_1782652388926-format1by1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/ZXlfPmROz9/image/WhatsApp_Image_2025_07_16_at_11_12_141782642390614-format1by1.jpeg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/ZXlfPmROz9/image/WhatsApp_Image_2026_06_26_at_15_43_311782481474341_format16by91782639925576-format1by1.webp)
/t:r(unknown)/fit-in/500x375/filters:format(webp)/medias/ZXlfPmROz9/image/biere1782470780640-format4by3.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x375/filters:format(webp)/medias/ZXlfPmROz9/image/eupec1782119621719-format4by3.png)
/t:r(unknown)/fit-in/500x375/filters:format(webp)/medias/ZXlfPmROz9/image/20241212_0905321782419062366-format4by3.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x375/filters:format(webp)/medias/ZXlfPmROz9/image/WhatsApp_Image_2026_06_27_at_11_14_501782551856742-format4by3.jpeg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x375/filters:format(webp)/medias/ZXlfPmROz9/image/Design_sans_titre__2_1782652388926-format4by3.png)
/t:r(unknown)/fit-in/500x375/filters:format(webp)/medias/ZXlfPmROz9/image/WhatsApp_Image_2026_06_26_at_15_43_311782481474341_format16by91782639925576-format4by3.webp)
/t:r(unknown)/fit-in/500x375/filters:format(webp)/medias/ZXlfPmROz9/image/unnamed__8_1782544764501-format4by3.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x375/filters:format(webp)/medias/ZXlfPmROz9/image/sld_garage_1782543286425-format4by3.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/ZXlfPmROz9/image/151756654540221-format16by9.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/ZXlfPmROz9/image/91756654338674-format16by9.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/ZXlfPmROz9/image/111756654405612-format16by9.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/ZXlfPmROz9/image/101756654368892-format16by9.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/ZXlfPmROz9/image/121756654433400-format16by9.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/ZXlfPmROz9/image/81756654302082-format16by9.png)