Calaisis

Calais : plus de 30 interpellations en cinq jours, le commissaire réagit

Après cinq jours de mobilisation des lycéens à Calais, le commissaire de police Jean-François Gruselle dresse le bilan d’une période marquée par plusieurs épisodes de tensions et de violences.

lycéens
Les forces de l'ordre et les sapeurs-pompiers restent très vigilants à Calais.

Ce lundi, la situation était nettement plus calme.

Des CRS avaient été déployés dès 7h aux abords du lycée Sophie-Berthelot.

Aucune interpellation n'a été enregistrée dans la journée.

Mais le calme de ce lundi contraste avec les événements de ces derniers jours, notamment vendredi et durant le week-end.

 

Des cocktails Molotov qui ont surpris

Vendredi matin, plusieurs jeunes auraient été en possession de cocktails Molotov aux abords du lycée Normandie-Niemen.

Une quinzaine de cocktails Molotov ont été retrouvés.

"Ils étaient en embuscade, on les a débusqués avant qu’ils n’agissent", raconte Jean-François Gruselle.

Le commissaire porte également un regard étonné sur les événements de samedi et dimanche.

"J’ai vu des groupes de gens qui ne manifestaient pas. Il n’y avait pas de cortège, ni de slogans, ni de pancartes. Ça ressemblait plus à des violences urbaines", estime-t-il.

Pour lui, ces faits "sortent des rangs des revendications".

 

"Mais casser, briser et piller, ce n’est pas un jeu"

Il décrit notamment des groupes de mineurs et quelques personnes qui les suivent, venus pour "jouer".

"Mais casser, briser et piller, ce n’est pas un jeu", martèle le commissaire.

Selon lui, ces violences mobilisent également une partie importante des forces de l’ordre.

Au total, plus de 30 interpellations ont été recensées depuis le début de la mobilisation.

Toutes concernent des mineurs, pour des faits allant de l’outrage jusqu'à l'implication présumée dans des jets de cocktails Molotov.

Et le bilan aurait pu être encore plus lourd, selon le commissaire : "Il aurait pu y en avoir plus. Beaucoup sont restés après les sommations et ça, c’est un délit", rappelle Jean-François Gruselle.

Après cinq jours de mobilisation, la police reste donc particulièrement vigilante autour des établissements scolaires calaisiens, alors que la frontière entre manifestation lycéenne et violences urbaines a, à plusieurs reprises ces derniers jours, été franchie selon les forces de l’ordre.

Publié : 18h37 par
Rémi Foulon - Rédacteur en Chef