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Calais / Loon-Plage : Human Rights Observers dénonce un "harcèlement policier" envers les exilés

L’association HRO dénonce une intensification des expulsions de campements de migrants sur le littoral ces derniers jours, notamment à Calais et Loon-Plage.

migrants
Les tentatives de traversée risquent de s'intensifier tout au long de l'été.
Crédit : Delta FM (illustration)

95 personnes exilées expulsées au Virval à Calais selon les autorités, 167 personnes exilées expulsées au camp de Loon-Plage ce mardi 2 juin.

C’est le bilan dressé par l’association humanitaire Salam.

Selon elle, l’opération des policiers a duré plus de 4h avec pas moins de 22 fourgons de CRS, des voitures de la police nationale, 5 fourgons de la police aux frontières ou encore 4 engins de chantier.

Une vingtaine de tentes et des matelas ont également été saisis.

 

Un "harcèlement policier"

Ambre, responsable communication et plaidoyer de l’association, évoque un "harcèlement policier" envers les personnes exilées vivant sur le campement situé près de l’hôpital de Calais, surnommé "hospital" par ses occupants.

Selon elle, six expulsions ont eu lieu en seulement deux semaines.

L’association affirme que les forces de l’ordre interviennent régulièrement tôt le matin pour évacuer les lieux, tandis qu’une société mandatée par l’État procède ensuite à la saisie des tentes, sacs de couchage et effets personnels.

Human Rights Observers estime qu’entre 1 000 et 1 300 personnes vivent actuellement sur ce site.

L’association pointe également des interrogations sur la base légale de ces opérations.

Selon Ambre, certaines personnes vivant sur le campement se seraient officiellement déclarées habitantes auprès de la justice, sans avoir été prévenues des nouvelles expulsions.

Ambre, responsable communication et plaidoyer de l’association HRO

HRO

HRO affirme ne pas avoir obtenu les documents justifiant les opérations menées depuis le 11 mai malgré plusieurs demandes adressées aux autorités.

 

Autre critique formulée : le manque de solutions d’hébergement proposées

L’association explique que seules quelques personnes auraient été orientées vers des centres d’accueil lors des dernières opérations, un chiffre jugé largement insuffisant au regard du nombre de personnes présentes sur le campement.

Enfin, Human Rights Observers dénonce également les transformations du terrain autour du campement : arbres coupés, terre retournée ou blocs de pierre installés pour empêcher toute réinstallation.

Publié : 8h20 par
Rémi Foulon - Rédacteur en Chef