La déception est grande au lendemain du rendez-vous manqué hier avec la direction du groupe Total. Le sentiment qui domine ce matin, c'est que cette réunion n'avait que pour objectif de diviser les unités en rassurant les salariés des 5 autres raffineries, tout en maintenant la garantie d'un emploi pour les hommes et les femmes du Dunkerquois.
A Mardyck, les salariés se sentent floués et méprisés. L'annonce du groupe Total de s'investir dans le terminal méthanier n'est "que du flan" car n'offre aucune perspective d'emploi pour l'ensemble des employés de Flandres.
Pour Marcel Croquefer, délégué CGT du pôle chimie, la seule alternative qui pourrait y avoir avec le méthanier, c'est de trouver une utilisation industrielle du gaz liquéfié qui arriverait sur le port. Mais cela ne semble pas être le cas. Marcel Croquefer :Aujourd'hui se profile le spectre de la pénurie d'essence. La CGT a appelé au niveau national à un durcissement du mouvement. Pour Marcel Croquefer, pas question de reporter cette responsabilité sur les salariés grévistes :En marge de la situation chez Total, n'oublions pas celle des sous traitants. Ce matin à l'assemblée générale à Mardyck, deux salariés d'Opteor étaient présents. Opteor, c'est une société basée à Grande-Synthe, spécialisée entre autre dans les vannes et la mécanique. Les employés prennent leur RTT, mais le chômage technique se profile à grand pas. Nordine et Giovanni témoignent :A noter pour finir que les salariés de la raffinerie des Flandres ont reçu samedi la visite d'Olivier Henno, tête de liste Modem pour les régionales. Demain, ils recevront la visite d'Alain Bocquet tête de liste communiste et mercredi celle du socialiste Pierre de Saintaignon.



