Hier matin à 6h, les salariés envahissaient les bureaux de la direction réclamant de reprogrammer le CCE bien avant les élections régionales. Hier soir vers 19h, le groupe Total sortait de son silence pour maintenir la date du 29 mars.
Nul doute que cette déclaration ne manquera pas de susciter des réactions de mécontentements de la part de salariés déjà bien remontés à bloc.
Hier, beaucoup on laissé éclater leur colère en envahissant au lever du jour les bureaux administratif du site de Mardyck. Il n'y pas eu de réelles dégradations mais le rapport de force avec les vigiles a tourné en leur faveur. Installés dans le bureau du directeur, qui a rapidement quitté les lieux, les grévistes ont épluché des dossiers cherchant, en vain, toutes informations sur leur avenir professionnel. Nous avons retrouvé en fin de journée Benjamin et Sébastien :La journée a été difficile, les prochaines le seront toute autant car les salariés de Total n'ont pas l'intention de baisser les bras. Une grève de 48 heures est programmée dès aujourd'hui dans toutes les raffineries françaises du groupe.
La confiance envers la direction est désormais inexistante et c'est pourquoi, hier soir, l'intersyndicale du site dunkerquois a réclamé au sous préfet la nomination d'un médiateur. Philippe Wullens, délégué Sud :La raffinerie des Flandres est désormais aux mains des salariés. Ce matin, ils ont reçu la visite du DRH du secteur raffinage-marketing.



