Ras le bol de ne pas savoir ce que l'avenir leur réserve, d'où la grève enclenchée hier soir.
Depuis ce matin, ils sont environ 150 dehors, sous la neige et par un froid glacial. Ils attendent des explications de leur direction et une annonce : la raffinerie de Mardyck est elle vouée à fermer ou à être transformée en dépôt ? Dans les deux cas, des centaines de postes seraient alors supprimés, ceux des salariés du site et ceux des sociétés sous traitantes.
Cela fait des années qu'ici à Mardyck, on n'a pas connu un tel mouvement social.
La forte mobilisation depuis ce matin et le déclenchement de cette grève illimitée des importations et des exportations traduit bien le désarroi des employés et des sous traitants :La raffinerie des Flandres est la dernière usine construite en France par le groupe Total. Elle date de 1973. Sur les autres raffineries du pays, par solidarité, des actions sont menées, consistant à réduire les productions.
Les élus locaux sont aux cotés des salariés. Hier, le maire de Grande-Synthe, Damien Carême, a envoyé un courrier à la direction de Total et le député maire de Dunkerque, Michel Delebarre, a rencontré le DRH de la compagnie à Paris.




