Lors du dernier CE à Paris, l'avenir de l'usine a fait débat. Le groupe Total perd 10 millions d'euros par mois. Bien évidement, ce n'est pas de la responsabilité de la raffinerie des Flandres, mais d'une crise générale qui touche le groupe dans sa globalité.
Pour autant, le devenir de l'usine dunkerquoise fait l'objet d'interrogations et on évoque à la direction 4 possibilités :
- soit on maintien le projet de grand arrêt pour travaux en mars 2010 et dans ce cas, la raffinerie repart pour 6 ans d'exploitation,
- soit elle est placée sous cocon, autrement dit elle est fermée en attendant des jours meilleurs,
- soit elle devient un simple lieu de stockage,
- soit solution la plus catastrophique, elle est définitivement mise hors circuit.
Ces 3 dernières hypothèses auront forcément des conséquences pour l'emploi. La raffinerie des Flandres, c'est 380 salariés et tout autant en sous traitance.
Chez les syndicats, on ne cède pas au catastrophisme, on attend la fin janvier la prochaine réunion du CE pour peut-être en savoir davantage. Pour autant, chez FO, on est inquiet, ça va de soit. Patrice Leclaire, du syndicat Force Ouvrière, interrogé ce matin :Eric Guillotin, le PDG de la raffinerie des Flandres, doit s'exprimer en fin d'après-midi.




